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La Marche Mondiale des Femmes appuie le mouvement social haitien et recommande au gouvernement Duvivier Pierre-Louis /Preval la promulgation de la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes (5$US)

lundi 22 juin 2009, par PAPDA

La Marche Mondiale des Femmes, organisation créée en 1999, basée au Brésil et comptant plus de 5 000 organisations-membres en provenance de 164 pays à travers le monde, a présentement les yeux rivés sur Haïti en raison des actes de répression infligés par les forces onusiennes de la MINUSTHA aux étudiants et aux étudiantes qui réclament en solidarité avec les travailleurs et travailleuses haïtiennes, la promulgation par le Président René Préval de la loi votée par les parlementaires fixant le salaire minimum à 200 gourdes par jour (5$ par jour).

La Marche Mondiale des Femmes est d’autant plus choquée par les agissements des forces onusiennes quand nous savons que la lutte pour l’autonomie économique des femmes qui représentent 55% de la main d’œuvre dans le secteur de la sous- traitance haïtienne , ne peut être obtenue que par l’instauration d’un salaire minimum juste. C’est-à-dire un salaire qui diminue l’écart entre les salaires les plus hauts et les plus bas et qui permet aux travailleurs et travailleuses de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs proches. Un salaire minimum institué par loi, qui serve de référence pour tout travail rémunéré (public ou privé) et pour toutes les prestations sociales publiques. La Marche Mondiale des Femmes préconise dans ce sens, la création et le renforcement d’une politique de revalorisation continue du salaire minimum ayant des valeurs communes dans les sous-régions ou régions.

Fort des engagements de la Marche Mondiale des Femmes de construire ou renforcer des alliances avec d’autres mouvements sociaux, de mettre en lumière et dénoncer l’exploitation des droits des travailleurs et travailleuses, de dénoncer le rôle des entreprises dans l’exploitation, nous appuyons la lutte des étudiants et étudiantes haitiennes qui exigent la promulgation de la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes par jour ($US 5/jr). Nous profitons aussi de l’occasion pour attirer l’attention sur l’inutilité des armées militaires étrangères en Haïti . Ainsi, en solidarité avec les mouvements sociaux haïtiens, nous exigeons leur retrait du pays.

Vive le mouvement social !
Vive le mouvement féministe

Comité International - Marche Mondiale des Femmes